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Savenay ou la transformation de la guerre de Vendée en guérilla

Publié le par JoSeseSeko

Savenay ou la transformation de la guerre de Vendée en guérilla

Il y a 220 ans, jour pour jour (23 décembre 1793, 3 Nivôse an II), eut lieu la bataille de Savenay, en Loire-Atlantique, marquant la fin de la première guerre de Vendée, et la destruction de l'armée catholique et royale, appelée aussi les blancs, face à l'armée républicaine, surnommée les bleus.

Cette bataille marqua la fin de la virée de Galerne, qui commença après la victoire républicaine de Cholet, où les vendéens cherchèrent à rejoindre Granville, mais échouèrent devant le port, bien gardé par les républicains. Du coup, ils firent demi-tour et malgré quelques combats réussis, ils furent vaincus à La Flèche (8 décembre 1793) ou encore au Mans (12-13 décembre 1793), jusqu'à cette bataille de Savenay.

6 000 soldats vendéens et chouans plus les blessés, les familles, menés par Fleuriot de La Fleuriais, Cadoudal, ou encore de Lyrot luttèrent contre 18 000 républicains commandés par Kléber, Marceau ou Westermann. Vu le rapport de force, la victoire des républicains était inéluctable, et ce fut le cas. Pour plus de 200 tués ou blessés chez les bleus, il y eut de 3 000 à 7 000 blancs morts au combat. Mais ce qui fit (malheureusement) la renommée de cette bataille, ce fut les massacres de cavaliers républicains envers les fuyards vendéens et chouans, l'arrestation des familles des combattants vendéens et par la suite, leur exécution par la guillotine ou la noyade à Nantes, décidée par le représentant en mission Jean-Baptiste Carrier et la lettre écrite au soir du combat par le général Westermann, surnommé "le boucher de la Vendée", où il évoqua qu'il "n'y a plus de Vendée [...] qu'elle est morte [...] avec ses femmes et ses enfants." Néanmoins, les survivants continuèrent de se battre en 1794, auprès de Charette notamment, menant des tactiques de guérilla (ce mot n'existait pas encore, il fallut l'expédition stupide de Napoléon en Espagne pour qu'il apparaisse dans la langue française), face aux "colonnes infernales" de Turreau, adoptées en lieu et place d'un plan d'occupation strictement militaire, proposé par Kléber, pouvant épargner les civils.

Toujours est-il que cette bataille réduisit la menace intérieure dans la République, et confirma le prestige de la Convention Montagnarde auprès du peuple, avec Robespierre ou Saint-Just par exemple.

Vive la République, vive la France!

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