hommage à Tabu Ley et à la rumba congolaise (zaïroise)

Publié le par JoSeseSeko

Je voulais parler d'autre chose mais une nouvelle a glacé mon cœur. Aujourd'hui, 30 novembre 2013, Tabu Ley Rochereau, chanteur de rumba congolaise, a passé l'arme à gauche, à Bruxelles.

Né à Bandundu, ville portuaire de l'ouest de l'ex-Zaïre, actuelle République Démocratique du Congo, en 1940, Pascal Tabu (changeant son nom en Tabu Ley Rochereau en 1971, durant la période de "zaïrianisation" voulue par Mobutu) chanta à l'église puis dans diverses chorales avant de rejoindre en 1959, le ministère de l'éducation nationale (un an avant l'indépendance de l'ex-Congo Belge).

En parallèle, il continua la musique, avec Grand Kallé, pionnier de la rumba congolaise durant les années 1950, en innovant dans ce genre musical populaire au Congo-Zaïre avec l'introduction de la batterie, signe de l'influence de la pop music et du rhythm and blues sur Tabu. Il en fut récompensé par le succès et devint le premier noir à avoir fait un concert à l'Olymia, à Paris, en 1970 (la vidéo ci-dessus est issue d'une chanson enregistrée durant ce concert). En tout, plus de 3000 chansons écrites en 46 ans de "carrière" musicale. Chapeau pour ce grand artiste (qui en est un, contrairement à d'autres qui ne sont que des produits industriels)!

En tout cas, il a marqué plusieurs générations dont la mienne. Je me souviens combien de fois ma mère nous faisait écouter en cassette ou en CD Tabu Ley, à ma sœur et à moi-même. On ne pouvait s'en lasser durant notre enfance! Et c'est toujours avec plaisir que j'écoute la musique de Tabu Ley, cette rumba qui fait la renommée du Congo-Zaïre au niveau mondial, au point qu'on parle souvent na bisso que c'est la meilleure exportation zaïroise, et il est bon de la faire partager à tous, de n'importe quelle couleur! Mais je reste attristé par cette nouvelle.

Toutes mes condoléances à sa famille, dont notamment un de ses fils, le rappeur Youssoupha, qui a chanté avec lui pour son dernier album, Noir D****.

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