La mort a droit de cité en "Terre Sainte"

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Thomas Coex/AFP

Photo: Thomas Coex/AFP

Les événements de la semaine dernière ont poussé à une nouvelle éruption violente entre Israël et la Palestine. Roquettes privées du Hamas contre bombardements d'État de Tsahal. Il est clair que les militaires (terroristes d'État) sont plus efficaces que les membres du groupuscule Hamas. Plusieurs dizaines de civils tués du côté de la bande de Gaza. Juste des dégâts matériels dans les villes israéliennes à proximité.

Comme je le disais dans mon précédent article sur cette partie du monde, rares sont les gens de bon sens, des deux côtés (israélien et palestinien), qui appellent à une solution pacifique, la seule qui soit possible, à savoir deux États souverains, Israël et Palestine, cherchant à échanger plutôt de se coloniser, enfin davantage Israël puisque l'État hébreu colonise à outrance, par logique sioniste, les territoires palestiniens, violant sans sourciller le droit international. Ironie du sort, cette pratique est semblable à la politique de "l'espace vital" de l'Allemagne des années 30 et 40, connue pour avoir persécuté à mort les communautés hébraïques d'Europe. Mais là, vous risquez de vous dire: "il a atteint le point Godwin, il est idiot ce goy!" Mais comme dirait l'autre: "s'indigner devant une politique honteuse, c'est, mais bien sûr, vouloir du mal à tous les juifs de la planète!"

Toujours est-il qu'il est déplorable que les bellicistes aient droit ce cité là-bas, appuyés en cela par une classe dominante qui en profite à cœur joie, et que finalement, la pensée qui agita l'assassin d'Yitzhak Rabin est mise en pratique par le Premier ministre conservateur Benyamin Netanyahu, en adéquation avec le Hamas, tellement ils sont interdépendants. C'est un équilibre de la terreur!

Une terreur dans laquelle l'ONU montre une impuissance complice, vu que certains pays clés du Conseil de Sécurité (États-Unis notamment) sont alliés à Israël. Mais la France, traditionnellement plus pro-palestinienne, s'est tournée vers Jérusalem au fur et à mesure de son atlantisme. Le président François Hollande montre cette dangereuse évolution car ce n'est plus le souci de la raison humaine qui prédomine dans les esprits politiciens dans l'Hexagone, mais le souci de faire des affaires, au mépris du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". Ces propos, ces dernier jours, défendant Netanyahu, s'inscrivent dans la lignée de son voyage en Israël et Palestine fin 2013. Or, la population française, qui ne remet pas du tout en cause l'État d'Israël (ce que je partage, soit dit en passant), tient à être critique sur la politique menée par cet État, car la dignité humaine est en jeu. Et ce depuis... 1948.

Or, plus le temps passe, plus cela favorise le Hamas, par rapport au Fatah, qui a développé un chemin plus pacifique depuis les années 1990. Il est encore temps d'éviter le point de non-retour!

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