L'écho de Paris pour Athènes

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Droits réservés

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La manifestation pour soutenir le gouvernement grec, dans son référendum prévu dimanche 5 juillet, a eu lieu entre la place de la Bastille et la place de la République, à Paris, en fin d'après-midi. Une occasion pour les partis à gauche du Parti socialiste (PS) de se mettre en action commune.

La gauche du PS a tenu à montrer sa "solidarité avec le peuple grec", comme elle l'a martelé sur le pavé, ce jeudi 2 juillet, à Paris. L'ensemble des organisations politiques de gauche, ainsi que quelques syndicats et associations. À trois jours du référendum grec, où la question de l'acceptation ou non de l'accord du 25 juin entre Athènes et la troïka (Fonds monétaire international, Commission européenne, Banque centrale européenne), où ce qui était un équilibre de la terreur devient une tragi-comédie gréco-européenne.

Entre 5.000 et 6.000 personnes

Première chose à noter, c'est le nombre de manifestants. Personnellement, avec un autre gars qui battait le pavé, nous avions estimé 5.000 à 6.000 manifestants. Cela semble peu par rapport à d'autres manifs, encore plus si on a pour référence (trompe-l'œil) celle du 11 janvier, ô combien illusoire soit dit en passant. Mais vu la thématique qu'est la Grèce, que ça se déroule en semaine, c'est quand même rondement bien mené de la part des organisateurs.

D'ailleurs, le principal mouvement qui a eu l'initiative de ce rassemblement, c'est le Front de gauche (FG), allié français de Syriza, le parti d'Alexis Tsipras, au pouvoir en Grèce. D'ailleurs, une de ses composantes, le Parti de gauche, était en avant, avec l'eurodéputé Jean-Luc Mélenchon, fondateur du parti, ou Éric Coquerel, actuel numéro 1 du parti. Mais des militants communistes figuraient dans le cortège, ainsi que des écologistes, des dissidents socialistes tels Pierre Larrouturou de Nouvelle Donne ou Liêm Hoang-Ngoc du récent mouvement Nouvelle gauche socialiste, ainsi que des militants du Mouvement républicain et citoyen (MRC), orphelin de son fondateur, Jean-Pierre Chevènement, puis des membres de l'aile gauche du PS comme Gérard Filoche ou Christian Paul, bien discrets dans le cortège.

Une convergence à travailler

Mais au-delà de cette marche en soutien à des événements extérieurs, la politique intérieure ne traîne pas loin. À la fin de la manif, j'en ai profité pour discuter avec Hoang-Ngoc. Très sympathique, on a pu ouvrir une discussion, avec d'autres manifestants, qui l'ont salué sur le fait d'avoir quitté le PS et d'y inviter ses ex-camarades de l'aile gauche à en faire autant. Il faut dire que ce geste honorable est un poil isolé, mais il démontre une stratégie très claire. Une alliance avec le FG, les écologistes, Nouvelle Donne ou encore le MRC pour les prochaines élections, afin de former une coalition face au PS aux présidentielles (et législatives) de 2017.

Problème, et c'est Hoang-Ngoc lui-même qui le dit, c'est que ça part en ordre dispersé, avec des meneurs comme le communiste Pierre Laurent ou l'écologiste Cécile Duflot qui privilégient des rapports avec le PS plutôt que de forger une alternative forte à ce que l'économiste appelle "le parti d'Épinay" (en référence au congrès d'Épinay de 1971, donnant un nouveau PS avec à sa tête, François Mitterrand). En bref, la convergence est loin d'être totale et vouloir ressembler à Syriza ou à Podemos, ça ne s'improvise pas.

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