La répression policière comme unique atout du pouvoir

Publié le par JoSeseSeko

Photo: JoSeseSeko

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La stratégie offensive des policiers et gendarmes, sur ordre d'un pouvoir exécutif autoritariste, a conduit à une répression de la manifestation du 1er mai et à faire dans la provocation pour mieux discréditer les manifestants et faire croire que la violence viendrait principalement de ces derniers.

Si le pouvoir pense avoir maîtrisé la situation pour ce 1er mai 2019, au sujet de Paris, c'est surtout par rapport aux black blocs. Ces personnes se revendiquant d'une extrême-gauche anarchiste pouvant mener des tactiques d'action directe en manif, ont été, paraît-il, moins nombreuses que lors du 1er mai 2018 qui avait marqué les esprits du côté du pouvoir, de même que le mouvement des gilets jaunes, actif depuis le 17 novembre dernier, s'est joint dans le cortège syndical et, auprès de black blocs, s'est mis dans la tête de cortège. Il n'en demeure pas moins qu'au moins 40.000 personnes, selon le décompte d'un collectif de médias, ont battu le pavé parisien (Montparnasse-place d'Italie) et que sur l'ensemble de la France, c'est entre 164.000 (police) et 310.000 personnes (syndicats). Ce qui n'est pas forcément énorme mais n'est pas non plus forcément ridicule (cf lien n°1).

Bis repetita

Les mass media, ne faisant pas forcément bien le boulot, répètent sans sourciller la communication gouvernementale qui se targue d'avoir réussi son opération de maintien de l'ordre. En vérité, il s'agit surtout d'une opération de répression envers les manifestants, qu'ils soient black blocs, gilets jaunes, syndicalistes ou des journalistes observant sur le terrain la situation. Avec des éléments de similitude par rapport à l'an dernier. En effet, le cortège devait se rendre à place d'Italie mais il en fut empêché par les flics, chargeant et gazant sans coup férir sur le boulevard de l'Hôpital, obligeant à faire un détour pour les manifestants. Bis repetita cette année, où sur le même boulevard, le cortège fut empêché de continuer le parcours autorisé, fut refoulé jusque vers le pont d'Austerlitz quand ça ne se faisait pas nasser, pour mieux se faire gazer et charger par les forces de l'ordre social. Et dans ce genre de situation, où une masse compacte de personnes est prise dans un étau, elle tente d'éviter une trop forte exposition au gaz lacrymogène, comme envers l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière (cf lien n°2), où ça hurle à l'intrusion menaçante, avec des saccages selon Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, alors que des témoignages de membres du personnel hospitalier indiquent que ce n'est pas le cas.

En fait, les forces de l'ordre social ont coupé le cortège, afin d'isoler la tête de cortège, dans laquelle des black blocs et des gilets jaunes s'y sont trouvés, du cortège syndical à proprement parler, pouvant lui continuer jusqu'à la place d'Italie selon le tracé de la manifestation. Mais ça n'a pas été sans heurts puisque Philippe Martinez, secrétaire général de la Confédération générale du travail, a été exfiltré du cortège suite à des violences en provenance des flics, chargeant des syndicalistes selon lui et d'autres dirigeants de syndicats. En tout cas, la fanfaronnade gouvernementale cherche à masquer la répression menée et étouffer toute violence policière ou abus de la part d'une institution comme la police. Par exemple, une vidéo montrant un flic jetant un pavé sur des manifestants, pour mieux provoquer (cf lien n°3). Sans compter le manque de précision vu que des grenades lacrymogènes atterrirent sur la partie aérienne de la ligne 5 du métro.

Toujours est-il que le pouvoir actuel (Emmanuel Macron) s'est enfermé sur un axe répressif et que les manifestants sont de moins en moins enclins à tendre l'autre joue, par crainte de blessures. Ce qui me permet de conclure avec cette phrase de... Nelson Mandela: "C'est toujours l'oppresseur, non l'opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l'oppresseur utilise la violence, l'opprimé n'aura pas d'autre choix que celui de la violence".

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