Le Coronavirus va-t-il passer l'hiver?

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Flickr/Mohamad Sholeh

Photo: Flickr/Mohamad Sholeh

Les récents recensements de personnes atteintes du Coronavirus en Italie et le nombre de morts suscitent de nouvelles craintes face à cette épidémie, dont la létalité reste pourtant très faible et la durabilité est à questionner.

Le Coronavirus, officiellement appelé Covid-19, ou la nouvelle psychose tétanisant les esprits. Depuis que cette épidémie a montré le bout de son nez, fin décembre 2019 en Chine, pays le plus concerné sur le sujet, une peur tendant à devenir panique se fait jour,  provoquant comme effets un réveil d'une asiophobie écœurante et un certain ralentissement de l'économie mondiale en raison du poids de la Chine - deuxième puissance au monde -, avec un recensement concernant tous les continents désormais (cf lien n°1).

Tassement à l'horizon?

Si l'expansion géographique est bien là, la question est de savoir si le nombre de personnes atteintes du Covid-19 s'accroit de manière exponentielle. Selon les données officielles, recueillies notamment par l'université Johns Hopkins, 81.005 personnes ont été recensées comme atteintes par le Coronavirus dans le monde, à l'heure où j'écris ces lignes. Et depuis une semaine, le nombre de nouveaux cas dans le monde est généralement devenu inférieur à 1.000 cas/jour. Ce qui peut être vu comme un signe de tassement de la maladie. Et si la Chine reste le pays concentrant le plus de personnes atteintes (78.064) et de personnes mortes (2.715), les pays affichant un certain nombre de personnes liées au Covid-19 sont la Corée du Sud (1.146 cas - 12 morts), l'Italie (322 cas - 10 morts) ou le Japon (170 cas - 1 mort) encore l'Iran (95 cas - 16 morts). Ce dernier pays cité étant d'ailleurs celui comptant le plus de morts, après la Chine.

Cependant, avec la mondialisation du virus, le taux de létalité grimpe-t-il en flèche? Si on rapport le nombre de morts officiels (2.763) avec le nombre de personnes contaminées, évoqué ci-haut, on obtient un taux de létalité de 3,4%. Ce qui est un peu plus élevé que ce que j'ai pu calculer en écrivant mes deux précédents billets de blog sur le Coronavirus, mais ce taux reste très faible. Et ce, d'autant plus que le nombre de personnes guéries du Covid-19, notamment en Chine, va en s'accroissant. Ce qui permet, quelque part, de penser qu'à l'approche du printemps, la virulence de l'épidémie va être scrutée pour savoir si elle mute pour rester une menace pesante sur les corps humains, ou bien finir par disparaître, et in fine de répondre à la question titre de ce billet de blog.

Huis clos

Pour l'instant, l'heure est à la vigilance. Avec la croissance du nombre de cas en Italie, devenu en cinq jours le pays européen le plus concerné par la pandémie, des mesures de confinement ont été imposées par les autorités nationales et locales pour, au pire, maîtriser la propagation de la maladie, ou au mieux, la stopper, avec un personnel hospitalier mobilisé. Pareillement en France, où une deuxième personne est morte du Covid-19 dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 février. Mais cela renouvelle des tensions, des tentations de contrôle des frontières. Dans le cadre du 1/8e de finale aller de la Ligue des champions entre l'Olympique lyonnais et la Juventus Turin prévu ce 26 février, les 3.000 supporters turinois prévus pour se déplacer à Lyon sont mal vus ces derniers jours et un bus en provenance de Milan avait été stoppé à Lyon lundi 24 février car suspecté d'avoir un cas de Coronavirus.

L'idée de fonctionner comme un huis clos en voulant contrôler les frontières, les fermer, est très tentante si on a un côté démagogue. Mais penser que ça suffirait pour stopper le nombre de cas de Coronavirus en France ou ailleurs dans le monde, c'est tiré par les cheveux, pour rester poli, car un virus s'en moque des frontières. Par contre, ce qui peut le stopper est lié à la recherche médicale et aux conditions saisonnières. Le virus s'est développé en hiver et la question d'une mutation peut susciter la crainte d'une prolongation au printemps. Ce qui peut gêner bien des structures économiques, sociales, sportives, culturelles, etc. Puis la recherche scientifique fait son chemin et le nombre de guérisons évoqué ci-haut ne peut qu'intéresser la communauté médicale, sachant que l'Organisation mondiale de la Santé est en état d'alerte.

Enfin, il y a l'épidémie de grippe saisonnière, qui fait bien plus de morts en France que le Coronavirus, mais de par son caractère récurrent, suscite moins la crainte. Donc, il faudrait se demander si ça exagère les choses avec le Covid-19, médiatiquement parlant.

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