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Retour aux nouvelles habitudes en manif

Publié le par JoSeseSeko

Photo: JoSeseSeko

Photo: JoSeseSeko

La manifestation du 28 juin témoigne encore d'une détermination de la part des opposants au projet de loi travail. Mais aussi le retour de violences mutuelles entre "casseurs" et forces de l'ordre.

Retour à une manifestation plus classique! Après celle du 23 juin, qui tourna en rond dans les environs de la place de la Bastille - un simulacre pour certains manifestants irrités - et l'imbroglio qui eut lieu sur ce sujet, celle qui s'est déroulée ce 28 juin, entre la place de la Bastille et la place d'Italie, affiche un positionnement des plus classiques. Et comme d'habitude, ça bataille sur les chiffres, entre 14.000 (police) et 55.000 (syndicats). Toujours est-il que c'est en baisse par rapport au 23 juin. À croire que le mouvement contre le projet de loi travail se met en mode accordéon.

Une routine installée

Mais comme la manif de ce 28 juin a repris une dimension classique, il en revient une routine qui s'est installée depuis la fin du mois d'avril, ayant atteint un paroxysme auprès des politiciens après le 14 juin, rapportant les dégâts matériels au niveau de l'hôpital Necker. Laquelle? Celle des affrontements entre "casseurs" et forces de l'ordre. Enfermés dans une logique d'excitation mutuelle, notamment en tête de cortège, ces deux groupes ont tenu à s'expliquer par jets de bouteilles en verre ou grenades lacrymogène sur le boulevard de l'Hôpital (5e-13e arrondissements).

En outre, malgré les dispositifs mis en place pour les abris-bus, certains autonomes réussirent à enlever les protections en bois, puis briser les vitrines protégeant les publicités présentes dans les abris-bus. Signe que c'est loin d'être efficace! Enfin, suite à plusieurs interpellations, les tensions s'accrurent entre manifestants (pas seulement les "casseurs") et policiers (+ gendarmes), agrémentées de plusieurs charges de CRS et d'envois de lacrymo avant d'arriver à la place d'Italie.

Une pratique de la nasse

Tout au long du défilé, nombreux sont les manifestants qui craignent que les CRS, en particulier, forment une nasse, afin de couper la tête de cortège du reste. Il faut dire que cette tactique délibérée pour accroitre les tensions est privilégiée ces dernières semaines, résultant en fait à de la violence mutuelle.

Cette méthode, considérée comme une provocation par les manifestants, peut se faire n'importe où. Au matin de la manifestation, à la Bourse du travail, rue du Château d'eau (10e arrondissement), des participants à une assemblée interprofessionnelle, dont Xavier Mathieu, ancien délégué cgtiste de l'usine Continental de Clairoix, ont été nassés par les CRS. Pour quelle raison? Est-ce pour s'opposer encore et toujours à un projet de loi travail qui suscite la division au sein de la majorité parlementaire? Sont-ils une menace pour la sécurité de l'État?

Une police efficace?

Comme les dispositifs et les moyens d'actions des policiers/gendarmes ont été renforcés, avec notamment de multiples contrôles des sacs, des capuches ou des manteaux des manifestants rejoignant le cortège parisien, il semblait que la manifestation pourrait se dérouler sans incident. Que nenni! Les affrontements ont eu lieu, comme évoqué ci-haut.

Du coup, une question se pose: est-ce que la police, en voulant contrôler massivement, fait-elle correctement son boulot? Il faut croire que non. Comme l'indique un manifestant: "Les casseurs sont plus malins que les flics". Et pourtant, les manifestants rejoignant la place de la Bastille sont contrôlés deux fois minimum.

Avis aux critiques des manifestations actuelles qui ne savent en rien comment ça se passe!

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