Le variant Delta ou le trouble-fête des vacances

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Flickr/Anna Wong

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La recrudescence de nouveaux cas de Coronavirus, notamment du variant Delta, en France comme ailleurs en Europe et dans le monde, rend la perspective des vacances plus sombres et la crainte de retour de restrictions, dont le pouvoir use au nom de la santé publique.

Comme lors de l'été 2020, le Coronavirus ne prend pas de vacances. Et c'est tout particulièrement un de ses variants, nommé le variant Delta, observé pour la première fois en Inde, qui est plus contagieux que le Coronavirus classique ou le variant Alpha (ex-variant anglais). D'ailleurs, les données recensées par l'université John Hopkins indiquent une recrudescence du nombre de cas de Coronavirus depuis quelques jours dans le monde, sachant que depuis le mercredi 7 juillet, la barre des quatre millions de morts du virus a été franchie. Si on rapporte au nombre de cas recensés, le taux de létalité du Coronavirus est d'environ 2,2%. Ce qui reste constant.

Quatrième vague à l'horizon?

Dans le cadre français, si la tendance en matière d'hospitalisation et de décès reste à la baisse, le recensement de nouveaux cas de Coronavirus, via le variant Delta, est reparti à une forte hausse sur les derniers jours, selon les données retranscrites par Guillaume Rozier puisque sur les 7 derniers jours, le nombre de cas positifs au Covid-19 a augmenté de 55,9%. De quoi imaginer une dégradation rapide de la situation et de nouveau une forte tension dans les hôpitaux pour assurer les soins aux malades (cf graphique).

Face à cette dynamique de nouveaux cas peu rassurante, dont l'effet sur l'hospitalisation et les décès est décalé d'une semaine minimum, le pouvoir ne peut rester de marbre. D'où l'annonce d'une allocution de la part d'Emmanuel Macron, lundi 12 juillet, allant forcément revenir sur la tendance actuelle et ce qu'il compte prendre comme restrictions. Car si le rythme reste le même, une quatrième vague épidémique tend à venir dans la gueule, et que la levée des dernières restrictions, que ce soit la fin du port obligatoire du masque dans l'espace public, la fin du couvre-feu, la réouverture des discothèques, la possibilité pour les restaurants d'accueillir des clients à l'intérieur, etc, ait fait long feu. Ce qui donne de plus en plus l'arrière-goût amer d'un bol d'air éphémère.

Enfin, il va être forcément question d'inciter, voire même obliger une vaccination générale. En tout cas, au sein du personnel hospitalier, la question se pose et semble se tourner vers cette mesure, que le décrié Pr Didier Raoult défend (cf lien n°1). Toujours est-il qu'actuellement, environ 52% des Français ont reçu au moins une première dose de vaccins actuellement en circulation, avec un certain ralentissement ces dernières semaines (cf lien n°2). Ce qui est un taux inférieur à des pays comme la Suède, l'Autriche, l'Allemagne, l'Italie, le Portugal, l'Espagne, le Danemark ou la Belgique. Pourtant, le gouvernement déconseille des départs en vacances en Espagne et au Portugal, où le variant Delta progresse également à grande vitesse, bien que ces deux pays aient davantage vacciné leur population - en pourcentage - que l'Hexagone (cf lien n°3).

Ce qui peut soulever de nouveaux questionnements sur l'efficacité des vaccins en circulation, quand on y songe un tant soit peu.

Publié dans Europe, France, Santé, Virus, Coronavirus

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