Une guerre de Sécession européenne?

Publié le par JoSeseSeko

Une guerre de Sécession européenne?
Une guerre de Sécession européenne?

On pourrait s'intéresser au cas du Venezuela, avec des négociations en cours entre le gouvernement socialiste de Nicolás Maduro et l'opposition de droite, mais ce serait s'attaquer à la chasse gardée des Yankees, puis ça reste brûlant en Ukraine.

Décidément, la crise ukrainienne, qui partait dans tous les sens, franchit de nouvelles étapes au fil des jours, avec désormais une menace de Sécession du côté de la Crimée, région maritime située dans l'est du pays, considéré comme russophile, et où la flotte russe y a une base stratégique du côté de Sébastopol, le principal port de la région en question.

Du coup, l'armée russe se prépare, et n'a pas tort à le faire, au cas où la crise ukrainienne déborderait sur son sol, ou bien au cas où il faudrait prêter main-forte aux partisans pro-russes qui seraient menacés dans leur intégrité physique. Mais cela reste une hypothèse que seuls les faits futurs valideront ou infirmeront.

Toujours est-il qu'une semaine après la destitution de Viktor Yanukovych à la présidence, l'Ukraine voit un pouvoir hétéroclite, avec présence éventuelle d'une extrême-droite pro-européenne et néo-nazie, tandis qu'une autre extrême-droite se range du côté des pro-russes. Bref, rien n'est vraiment clair dans cette situation. Du coup, l'Union européenne et les États-Unis (de quoi se mêlent d'ailleurs les bouzeux de cow-boys, tentés paradoxalement d'en revenir à la doctrine Monroe?) ne savent pas sur quel pied danser, alors qu'il faudrait qu'ils discutent avec la Russie pour éviter une guerre civile entre ukrainiens, et donc mettre leurs intérêts personnels de côté. Mais cette logique de bon sens (éviter de faire couler le sang) risque de ne pas peser lourd dans la balance, hélas.

Comme cette histoire est bien complexe, des mots peuvent être malheureux. Un Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, parlant d'un putsch d'extrême-droite, il ne faut pas surestimer. Néanmoins, il met le doigt sur l'expansion à l'est de l'OTAN, cette relique de la guerre froide à laquelle la France est revenue dans le commandement intégré depuis 2009, et que la Russie n'allait pas l'entendre de cette oreille. C'est parfaitement logique et donc loin d'être "les gentils ukrainiens et occidentaux d'un côté, les méchants russes de l'autre". Nous sommes de moins en moins subtils, de plus en plus cons, hélas. Sur le putsch, Mélenchon sait combien ça a été habituel en France, et même salutaire, comme en 1793, avec la prise de pouvoir des Jacobins contre les Girondins. Seul le temps le dira pour le cas ukrainien.

Désormais, on se rapproche de la rupture du fil. Attention quand ça cassera!

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