Élections au Sénat: une perte de temps!

Publié le par JoSeseSeko

Photo: FRANÇOIS GUILLOT/AFP

Photo: FRANÇOIS GUILLOT/AFP

Dimanche 28 septembre, le Sénat, la chambre haute du Parlement, renouvelle la moitié de ses membres. Cette élection se déroule au suffrage universel indirect. Ce qui signifie que seuls un nombre de "grands électeurs" peuvent voter pour élire leur futur sénateur. Parmi ces grands électeurs, on retrouve les maires, les conseilleurs municipaux, généraux et régionaux par exemple. Mais également des députés et les autres sénateurs qui ne sont pas sujets à cette élection.

La tendance semble indiquer que la gauche, et notamment le Parti socialiste au pouvoir, pourrait perdre la majorité, en raison de la branlée prise lors des élections municipales en mars dernier. Par conséquent, la droite, et notamment l'Union pour un mouvement populaire (UMP) pourrait retrouver une majorité, qu'elle avait perdu en 2011. Et même, certains avancent l'hypothèse de sénateurs Front national. Ce qui serait une première! Et encore, rien n'est sûr!

Néanmoins, le Sénat ne respire pas l'activité. En effet, il y a nombre de sénateurs qui cumulent avec un mandat local (maire, conseiller général, conseiller régional, etc.) et la moyenne d'âge (plus de 60 ans) ne fait pas mentir l'expression "train de sénateur". Mais il y a mieux. Les affaires n'épargnent pas l'institution, et notamment les sénateurs UMP. Après les soupçons de corruption de la part de Serge Dassault, sénateur UMP et actionnaire du Figaro, voici une histoire de détournement de la réserve parlementaire par plusieurs sénateurs UMP, dont le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin.

Tout cela renforce l'impopularité du Sénat auprès de la population. Dans un sondage réalisé par le journal La Tribune, une écrasante majorité souhaite la suppression du Sénat. Il est clair que cette institution a fait son temps, et qu'elle est de plus en plus inefficace car elle ralentit le cadre législatif sans pour autant améliorer la loi. Bref, un retour à l'unicamérisme ne ferait pas de mal car après tout, c'était déjà le cas du temps de la 1ère République, notamment durant la Convention, de 1792 à 1795. À mort le bicamérisme!

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article